Une terrasse suspendue au-dessus d’une piscine turquoise, les effluves de wagyu saisi à haute température portés par la brise de la Méditerranée, et en fond sonore un DJ qui fait monter la température bien avant le dessert. Ce tableau, Monaco le vit depuis deux décennies. La Croisette va enfin y goûter : le Beefbar ouvre ses portes au Majestic Cannes en juin 2026.
À retenir
- Un concept monégasque qui redéfinit le luxe depuis 20 ans arrive enfin sur La Croisette
- La terrasse face à la piscine du Majestic : une première en la matière sur la Riviera
- Wagyu A5 Tajima, Black Angus et générosité méditerranéenne dans une formule qui assume son positionnement festif
Une success-story née sur le port de Fontvieille
C’est en 2005 que la marque de restaurant Beefbar a vu le jour à Monaco, sur les quais de Fontvieille, dans la tête d’un homme qui se présente volontiers comme un « directeur artistique de la restauration ». Riccardo Giraudi, issu d’une famille de négociants en viande, a d’abord travaillé à l’importation de pièces d’exception, notamment le Black Angus américain des fermes Creekstone, avant d’avoir l’idée de les cuisiner lui-même au Beefbar. La boucle était bouclée. Élégante, presque trop évidente.
L’explosion Beefbar s’est produite lors des sept dernières années, quand son concepteur a fait évoluer la formule liminaire de steakhouse de luxe vers un concept davantage streetfood, et une cuisine à partager plus dans l’air du temps. C’est là que le pari devient réellement intéressant. Là où l’on aurait pu croire que « luxe » et « street food » formaient un oxymore, Riccardo Giraudi en a fait une marque de fabrique. La marque est aujourd’hui présente en France, au Luxembourg, en Italie, au Royaume-Uni, en Grèce, à Malte, à Dubaï, au Qatar, en Arabie Saoudite, à Hong Kong, au Mexique, au Brésil, aux États-Unis, et même sur certaines croisières. Quarante adresses. Vingt ans. Une trajectoire qui n’appartient qu’aux concepts qui ont vraiment quelque chose à dire.
Petit détail qui change tout : Beefbar Monaco a été sacré numéro 1 des marques de restaurants à viande avec plusieurs adresses, pour la troisième année consécutive. Pas par hasard. Le Beefbar rompt avec les codes classiques du steakhouse, avec un glamour qui s’exprime autant dans l’assiette que dans le décor, conçu avec les architectes Humbert & Poyet selon un style qu’ils définissent eux-mêmes comme « warm glamour ».
Ce qui arrive sur La Croisette
L’Hôtel Barrière Le Majestic Cannes, adresse emblématique de La Croisette, annonce l’ouverture d’un restaurant Beefbar en juin 2026, un renforcement de son positionnement haut de gamme face à une demande croissante pour des expériences culinaires premium et conviviales. L’iconique Majestic contemple la mer depuis La Croisette, face aux marches du Palais des Festivals, bientôt centenaire, temple de l’élégance française.

La carte promet de ne rien laisser au hasard. Le concept repose sur une cuisine contemporaine centrée sur des viandes d’exception, avec au menu du Wagyu Tajima A5, du Black Angus américain et du Wagyu australien. Trois identités, trois continents, trois façons différentes de comprendre ce que signifie « une bonne viande ». La lignée Tajima, en particulier, est réputée pour sa capacité à produire une graisse intramusculaire extraordinaire avec une dispersion inhabituellement fine dans le tissu musculaire. Ces bovins sont plus petits, leur carcasse donne moins de viande, mais ce qu’ils n’ont pas en volume, ils le compensent largement en qualité. Voilà pour ceux qui pensaient que « Wagyu A5 » était simplement un argument marketing.
Mais la mer n’est jamais loin sur la Riviera. La carte fera également la part belle à la pêche locale et aux produits méditerranéens, poissons grillés, plats à partager pensés pour être dégustés en terrasse, assiettes fraîches qui rappellent que nous sommes bien à Cannes et pas à Tokyo. C’est précisément cette double identité, viande d’exception et générosité méditerranéenne, qui rend la proposition séduisante. Aux commandes des cuisines, le chef exécutif Jean-François Barberis imprimera sa vision, créativité, modernité et ancrage dans les saveurs locales, à une carte conçue pour être aussi bonne au déjeuner qu’au dîner.
La terrasse piscine, argument numéro un
Au cœur du Majestic, la terrasse s’ouvre sur une piscine extérieure spectaculaire, avec un mobilier élégant qui souligne les lignes architecturales de l’hôtel. C’est ici que le Beefbar installera son repère estival, dominant l’eau, à l’ombre des parasols, avec des DJ sets pour rythmer les dîners tout l’été. Une promesse d’ambiance festive sans jamais sacrifier l’excellence culinaire.
Franchement, c’est le genre de combinaison que l’on pensait réservée à Ibiza ou à quelques adresses ultra-confidentielles de Saint-Tropez. La terrasse face à la piscine d’un palace, avec de la musique live et du Wagyu A5 en partage, c’est une formule qui sait exactement à qui elle s’adresse. Et qui assume pleinement de vouloir plaire à une clientèle internationale, celle du Festival de Cannes comme celle de l’été cannois.
Avec un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros en 2025, le groupe Barrière confirme sa capacité à innover tout en valorisant l’art de vivre à la française. Ce partenariat avec Beefbar s’inscrit dans cette dynamique : associer deux marques à forte identité, l’une centenaire, l’autre née dans la modernité glamour de Monaco.
Pratique : ce qu’il faut savoir avant de réserver
Le Beefbar Cannes sera installé au 10, boulevard de la Croisette, au sein du Majestic Barrière. Ouvert tous les jours, le service déjeune de 12h à 14h30 et le dîner de 19h à 22h30. Pendant les périodes de festivals, à commencer par le Festival de Cannes, le restaurant passera en continu de 12h à minuit. Pour les réservations : la page dédiée du Majestic sur le site Hôtels Barrière, ou directement au +33 (0)4 92 98 77 00.
Une contre-intuition s’impose ici. On imagine souvent que les restaurants d’hôtels de palace jouent la carte du formalisme, du silence feutré, des serveurs en costume qui murmurent. Le Beefbar au Majestic promet exactement l’inverse : convivialité, musique, assiettes à partager, terrasse animée. Ce n’est pas un déclassement. C’est simplement une lecture différente du luxe, celle d’une génération qui préfère l’expérience mémorable au prestige compassé.
Reste une question ouverte : le Beefbar avait l’habitude d’ouvrir chaque année sur La Croisette, sur la plage du Grand Hôtel. Ce n’était qu’une adresse saisonnière. Cette fois, le Majestic accueille un vrai restaurant permanent. Ce glissement, de la plage au palace, dit quelque chose sur l’évolution du concept, et peut-être sur ce que Cannes attend désormais de ses tables d’été. La Riviera restera-t-elle toujours fidèle à ses codes, ou acceptera-t-elle que le luxe puisse aussi danser ?