Verre embué dans la lumière mordorée d’un salon d’hiver, caresse fruitée qui titille le nez pendant que les glaçons tintent. Ce n’est pas un spritz. À 12,50€ la bouteille de 75cl, Garrigue s’invite à l’apéritif et rebat les cartes du plaisir en mode ensoleillé, même quand la grisaille s’installe aux fenêtres. Fini la domination orangée du cocktail vénitien, la nouveauté vient s’installer sur les tables françaises avec une assurance tranquille et un parfum de Sud. Oui, cet hiver, l’apéritif qui détrône le spritz se teinte d’abricot, s’arrondit au Muscat Petits Grains et ose le twist aromatique du romarin.
À retenir
- Un apéritif inédit à base de Muscat Petits Grains remplace le spritz cet hiver.
- Sa recette associe abricot ensoleillé et romarin, sans aucun arôme artificiel.
- À 12,50€, un pari audacieux face aux classiques surchargés et sucrés.
Quand l’hiver sent la garrigue : la recette d’un apéro retro et moderne
Dans les verres, une robe orange qui attire l’œil. Quelques volutes dorées qui rappellent, à qui veut bien s’en souvenir, des tablées de fin d’après-midi aux abords des Alpilles. Mais Garrigue, ce nouvel apéritif lancé par le collectif Rhonéa, n’a rien d’une fantaisie nostalgique. Tout, dans sa formule, parle à nos palets de 2026 : la base, inédite, repose sur le Muscat Petits Grains, cépage phare du Sud rhodanien, rarement bousculé hors des sentiers du dessert. Ici, pas de sucre bonbon ni de lourdeur, place à la fraîcheur. L’abricot, gorgé de soleil, donne le ton dès la première inspiration. Le romarin, lui, infuse la gorgée d’une vivacité herbacée, subtilement poivrée, pile ce qu’il faut pour rompre avec l’habitude.
Atypique, la recette s’appuie sur un dosage naturel : le produit bannit toute trace d’arôme artificiel, misant sur l’authenticité brute du fruit et des herbes. Le résultat : un nez solaire, où la promesse de l’abricot s’équilibre, contre toute attente, avec des notes fleuries inattendues. Litchi, pétales de rose… le bouquet intrigue et détourne le spritz de sa facilité.
Le marché a-t-il trouvé son nouvel apéritif-culte ?
Un chiffre, et pas des moindres, éclaire ce virage : Garrigue s’affiche à 12,50€ la bouteille de 75cl, position tarifaire redoutable face à la concurrence historique. Même le spritz classique, souvent facturé bien au-delà en version bar, semble soudain dépassé. À 15% vol, l’apéritif revendique une personnalité affirmée, mais sans l’âcreté qui bride parfois d’autres nouveautés du rayon. Ce n’est pas un hasard si le collectif Rhonéa, fort d’un siècle de savoir-faire, joue ici la carte du “premier Muscat aromatisé”. Une première, là où les géants ne jurent que par le bitter et l’orange semi-sucrée.

L’enjeu va bien au-delà d’un simple renouveau gustatif. Garrigue oriente aussi la tendance vers le “feel good” apéritif : une expérience sensorielle pensée pour être dégustée seule, très fraîche, ou revisitée façon spritz avec eau pétillante ou ginger beer pour un effet bulles. Libre à chacun de l’oser en mode low, marié à un kombucha gingembre pour une vibe wellness (parfait pour la génération qui veut limiter l’alcool sans renoncer au rituel). La version “Garrigue Negroni” flirte, elle, avec les codes du cocktail pointu, alliance du nouvel apéritif, de liqueur de noix et de vermouth dry. Signature Antony Bertin, un nom familier pour quiconque suit de près la scène du cocktail français.
Sur le marché déjà saturé des aperitivi, cet ovni solaire s’aligne parfaitement sur la recherche d’authenticité et de naturalité, les arômes sont issus du Muscat Petits Grains, de l’abricot et du romarin, rien d’autre. Ce parti-pris, rafraîchissant au possible, trouve une résonance particulière chez ceux lassés par la déferlante d’amers artificiels et de recettes miracles importées d’Italie.
Bâtir le mythe apéritif autrement, la révolution du goût accessible
On disait le spritz indétrônable. Pourtant, à regarder de près l’évolution de l’instant apéritif ces deux dernières années, un glissement s’esquisse. Moins de sucre, plus de fruit, palette aromatique moins linéaire. Le succès des alternatives “sans” (arômes, colorants, même alcool parfois) a préparé le terrain pour des marques comme Garrigue, qui font le choix d’une recette limpide, ancrée dans un terroir assumé et vendue à un prix juste.
À ce prix, 12,50€ la bouteille pour 75cl, l’essai est presque sans risque. Précision utile : il s’agit d’un apéritif à base de vin, titrant à 15% vol, un choix qui séduit autant les amateurs de sensations que celles et ceux à la recherche d’expériences plus maîtrisées. Le collectif Rhonéa n’en est pas à son coup d’essai lorsqu’il s’agit de marier héritage et innovation ; mais c’est la première fois que le Muscat Petits Grains se retrouve ainsi twisté, modernisé. Garrigue s’annonce comme l’allié des apéros d’hiver 2026, pour celles et ceux qui ont envie d’autre chose que le sempiternel orange vif et la douceur sucrée d’un spritz, souvenir plus suédois qu’italien, avouons-le, depuis les rayons de 2022 et 2023.
Se pose alors la question du rituel : comment-la-scene-food-du-colorado-explose-cet-hiver »>comment partager ce nouveau goût ? La marque invite à la création personnelle, sans dogme, à l’image de sa campagne lancée sur le site de la marque Garrigue.
L’après-spritz, c’est maintenant, et la promesse de surprises à venir
Franchement, c’est le genre de tendance qui ne s’explique pas vraiment-le-dos-au-bureau-comme-a-la-maison »>vraiment, mais s’impose. Garrigue réussit à trouver la faille : il donne de nouvelles lettres de noblesse au Muscat Petits Grains, fait l’impasse sur les artifices et injecte une vraie part d’audace dans la relecture de la tradition apéritive. Le prix, à 12,50€, marque une rupture rafraîchissante, loin des bottes de paillettes marketing. À qui appartient la prochaine révolution du verre ? Pas à l’Italie, cette fois. Peut-être au Sud rhodanien, et à ceux qui sauront accepter que, même en plein cœur de l’hiver, on peut rêver à une sieste sous les pins, l’apéritif à la main.