« Cette fonction dessèche ma peau sans que je m’en rende compte » : ce que les dermatologues recommandent d’arrêter quand il fait froid

L’hiver arrive et votre peau commence déjà à tirailler ? Si le froid extérieur est souvent pointé du doigt, une habitude-avec-le-rouge-a-levres-mat-ruine-votre-tenue-en-quelques-heures »>habitude quotidienne bien plus insidieuse pourrait être la véritable coupable de cette sécheresse cutanée. La sécheresse de la peau en hiver est principalement due au climat froid, aux appareils de chauffage qui assèchent l’air et au taux d’humidité qui a tendance à diminuer. Mais alors que nous nous emmitouflons contre le froid, nous ignorons souvent que notre réflexe de confort hivernal constitue un véritable piège pour notre épiderme.

Le chauffage intérieur : l’ennemi silencieux de votre peau

Paradoxalement, c’est en cherchant la chaleur que nous infligeons le plus de dommages à notre peau. Et le coupable inattendu : votre chauffage intérieur ! Bien qu’il vous garde au chaud, il peut aussi rendre l’air super sec, privant ainsi votre peau de son hydratation naturelle. Cette fonction si réconfortante transforme nos intérieurs en véritables déserts pour notre épiderme.

L’utilisation de chauffage intérieur en hiver diminue l’humidité ambiante, rendant l’air sec et aggravant la sécheresse de la peau. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas seulement le froid qui déshydrate : ce sont surtout les systèmes de chauffage (et les pièces surchauffées) qui accentuent le dessèchement. En hiver, ce n’est pas seulement le froid qui gêne la peau : c’est surtout l’air intérieur trop sec, souvent à cause du chauffage, qui accentue les tiraillements. Plus l’air ambiant manque d’humidité, plus il « aspire » celle de votre peau… et l’inconfort s’installe.

Cette déshydratation silencieuse s’opère pendant des heures, jour après jour, sans que nous nous en rendions compte. L’assèchement de la peau se produit généralement pendant les mois d’hiver, lorsque l’humidité de l’air ambiant diminue. Comme l’air extérieur froid, avec une faible teneur en humidité, pénètre dans les bâtiments et est chauffé, son humidité relative tombe en dessous de 40% HR.

L’autre piège hivernal : les douches brûlantes

Après une journée glaciale, rien ne semble plus tentant qu’une douche bien chaude pour se réchauffer. Pourtant, cette habitude réconfortante constitue un double coup dur pour votre peau déjà malmenée par l’air sec des intérieurs chauffés. L’habitude de prendre des douches et des bains chauds pendant l’hiver nuit également à la santé de la peau ; l’eau chaude érode les lipides naturels de la peau, réduisant son hydratation et augmentant la perte en eau transépidermique.

Les mécanismes sont impitoyables : lorsque vous prenez une douche chaude, la chaleur, lorsqu’elle est trop agressive retire le film huileux naturel de votre peau (le sébum), sa couche protectrice. En conséquence directe, votre peau est desséchée et perd en élasticité. Cette couche naturelle, appelée sébum, aide à maintenir l’hydratation de la peau et à la protéger contre les agressions extérieures. Une récente étude scientifique confirme ces observations : une étude scientifique de novembre 2023 parue dans la revue Cells indique que l’eau chaude fait disparaître le sébum, ce qui au final assèche la peau et les cheveux.

Les médecins considèrent donc que pour éviter ces conséquences, il faut limiter à deux le nombre de douches chaudes (ou bains chauds) par semaine, et les personnes à la peau atopique, sujette à la sécheresse et à l’eczéma doivent totalement proscrire les douches chaudes, au risque d’aggraver leurs symptômes.

Les recommandations expertes pour protéger votre peau

Face à ces agressions hivernales, les dermatologues-japonais-qui-ralentit-vraiment-le-vieillissement-cutane »>dermatologues ont développé des stratégies précises pour préserver l’intégrité de votre barrière cutanée. La première ligne de défense concerne la température de vos douches : privilégier les douches tièdes plutôt que très chaudes afin d’éviter les contrastes de températures importants. Plus précisément, lors de la toilette, baissez la température e thermostat de l’eau entre 32°C et 34°C, et préférez les bains et douches tièdes et limitez votre temps sous l’eau 5 à 10 minutes.

Pour contrer l’effet desséchant du chauffage, plusieurs solutions s’offrent à vous. Pour limiter cet effet, vous pouvez rééquilibrer l’atmosphère avec des gestes simples : placer des récipients remplis d’eau près d’une source de chaleur (en restant prudent) aide à éviter un air trop desséchant. Et si vous avez la peau très sensible ou un chauffage qui tourne en continu, un humidificateur électrique peut aussi faire la différence, surtout la nuit. L’objectif est de maintenir de 40 à 60% d’humidité relative dans les espaces intérieurs pour empêcher notre peau de se dessécher.

Côté hydratation, le meilleur moment pour appliquer le soin hydratant est après la douche ou le bain, et utilisez une pommade ou une crème plutôt qu’une lotion. Les lotions ont une teneur en eau plus élevée et moins d’agents qui préviennent la peau sèche. En hiver, optez pour des produits doux tels que des onguents, des masques hydratants ou des crèmes nourrissantes plutôt que des lotions, car ils sont plus riches en lipides et plus efficaces pour retenir l’humidité dans la peau. Recherchez des ingrédients comme le glycérol, les céramides, la vaseline ou le beurre de karité.

Ces ajustements apparemment simples peuvent transformer radicalement l’état de votre peau durant les mois froids. En prenant conscience de ces habitudes insoupçonnées et en adoptant les bons réflexes, vous offrez à votre épiderme la protection qu’il mérite face aux rigueurs hivernales. Car finalement, la meilleure des crèmes ne pourra jamais-de-produit-pour-l-argent-son-astuce-avec-cet-aliment-me-fascine-encore »>jamais compenser les dégâts causés par un environnement trop agressif.

Laisser un commentaire